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Histoire

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Boissise-la-Bertrand d'hier à aujourd’hui

Histoire, carte postale

En bordure de la Seine qui nous sépare du pays de Bière, entre Hurepoix et Gâtinais, Boissise-la-Bertrand se situe dans l'extrême sud-ouest du plateau de Brie à la limite des territoires des tribus gauloises des Sénons et des Parisiens, Il y a deux mille années, la forêt sacrée de Sénart s'étendait jusqu'à Bellus Lucus, devenu Beaulieu. Un menhir dans le bois des Joies témoigne de ce lointain passé druidique gallo romain.

Les premiers documents relatifs à notre village remontent au XIIème siècle: en 1135 quelques religieux s'installèrent à l'orée des bois de Beaulieu pour bâtir un oratoire dédié à Saint Acire. Ces moines soumis à la règIe de Saint Bernard s'adressèrent à l'abbaye de Citeaux pour que leur monastère soit du même ordre. En 1143 leur offre acceptée, le domaine est agrandi en 1160 au Larrey grâce aux libéralités de Louis VII.

En 1172, un jugement du parlement de Paris évoque les habitants de BUSSEIS, contraction de "boccus sedes", dans les arrêtés d'un procès. Nous étions alors, tout comme Boissettes (Apud Buxetam} et Seine-Port (Sacer Portus) dans le fief des barons de Saint Port, dont le premier connu est Renaud 1er en 1180. Maintenue deux siècles dans la même famille, en 1391 la Seigneurie passe dans la maison Vaudetar qui l'incorpore à son fief de Pouilly-le-Fort. Les Vaudetar seront les maîtres de Boissise jusqu'en 1720.

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Comment Busseis devint-il Boissise-la-Bertrand ?

Nous ne trouvons pas trace, ni dans la baronnie de Saint-Port, ni dans la famille de Vaudetar d'un seigneur Bertrand ou d'une dame Bertrande qui pourrait être à l'origine du nom de notre village. Mais nous savons qu'en 1359 Melun était entre les mains de capitaines anglais et navarrais du parti de Charles le Mauvais, roi de Navarre. Il empêchait tout commerce et communication avec Paris. En juin, le dauphin, futur Charles V et son lieutenant Bertrand du Guesclin firent le siège de Melun qui tomba entre leurs mains. Il n'est pas impossible que ce soit en récompense des services rendus que l’on donna le nom de Bertrand au fief droit de Boissise, et que dès lors les deux noms aient été associés.

L’hypothèse la plus sérieuse serait que la toponymie du village soit due à l’association des noms de deux châteaux médiévaux. Quoiqu’il en soit ces noms figurent sur la carte de Cassini du XVIIIème siècle.

Le 8 juin 1720, le domaine de Pouilly comprenant la seigneurie de Boissise la Bertrand, fut vendue à Monsieur Jean Baptiste Glucq, baron de Seine ¬Port et de Saint Assise, conseiller honoraire du Roi en son grand conseil. A partir de cette époque, Boissise la Bertrand suivit le sort de l'important domaine de Saint Assise, qui, jusqu'à la Révolution, appartint successivement à la mort du baron Glucq en 1748 à Monsieur de Montullé, puis en 1773 à la marquise de Montesson, épouse morganatique du Duc d'Orléans, enfin en 1785 au Comte de Provence (futur Louis XVIII).

Avec le découpage administratif de la Convention, Boissise la Bertrand eut l'honneur de devenir chef lieu de canton, dont le graveur Marillier fut le premier juge de Paix. Domicilié au hameau de Beaulieu, dans le château du XVII siècle, Marillier partageait son temps entre ses fonctions administratives et artistiques.

Plusieurs années après Marillier , un personnage assez extraordinaire habita au château de Beaulieu.

Il s'agit de Regnier qui ouvrit à Boissise des carrières de grès, pour le pavage des rues de Paris et la construction du nouvel opéra Garnier. Mais c'est en se présentant à Bazaine comme l'envoyé d'Hastings avec un passeport prussien et en prétendant en septembre 1870 restaurer l'empire qu'il est entré dans l'histoire, du moins celle de l'espionnage.

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Histoire, carte postale Le Larrey

Démographie

Nous savons grâce au très fameux curé Parent, prêtre de Boissise la Bertrand au moment de la Révolution qu’en 1789 notre village comptait 303 habitants. Sa population restera stable durant tout le 19è siècle puisque l'on comptera 314 habitants en 1870.

Le village comportait alors une grande rue et deux ou trois adjacentes autour de la vieille Eglise dont le patron est Saint Germain et du nouveau château du XIX siècle, propriété successive de la Comtesse Andréossy, veuve d'un général du premier Empire, puis du Général Comte de Latour-Maubourg.
Après une petite chute démographique entre les deux guerres mondiales, Boissise a vu progressivement croître le nombre de ses habitants depuis 1945. A la population rurale de cultivateurs et de vignerons s'est peu à peu substituée une population de résidents citadins qui se sont installés définitivement, puis avec le développement de la région melunaise, de nouveaux boissisiens ont acquis des maisons ou les ont fait construire. De 418 habitants en 1968, Boissise est passé à 571 en 1975, 719 en 1981, 788 en1989. Au dernier recensement de 2012 Boissise-la-Bertrand compte plus de 1100 habitants

Dix neuf maires ont été élus à Boissise-la-Bertrand depuis la Convention Nationale du 21 septembre 1792, an 1 de la Première République.

  • Jean BERTONNE qui fut maire jusqu'en l'an VII, (1799)
  • Emile ROUDET
  • Elie SAUTERRE TERSE
  • Pierre MUZATON
  • Un certain HORRY, (époux de madame HORRY-PINKNEY, née DE LA TOUR MAUBOURG) qui déléguait ses pouvoirs à Louis Sylvain CHARTRETTES qui signait tous les actes d'Etat - Civil.
  • Claude-Hilaire LAISNE en 1840 devint maire. En 1843 son fils Hilaire-Henri LAISNE lui succéda. Il sera maire jusqu'en 1854. Gros propriétaire, notable, chevalier de l'ordre de Saint Ferdinand d'Espagne, il décède à Boissise en 1888. Il a donné son nom à l'ancienne rue des nourrices, femmes de devoir qui élevaient au 19 ème siècle les enfants de la noblesse et de la bourgeoisie parisienne.
  • En 1854 Nicolas-François ROLIN (né à Boissise le 20 avril 1817) accède à la Mairie. Il sera maire jusqu'en 1882 (il décèdera à Boissise le 23 mars 1883).
  • En 1883 Jean-François NIVET assumera un intérim de six années.
  • En 1888 François-Etienne ROLIN, fils de Nicolas-François Rolin, ingénieur des Arts et Manufactures, né à Boissise le 3 janvier 1843, est élu maire. Il le restera jusqu'à sa mort prématurée le 27 février 1893. C'est lui qui a donné son nom à la rue qui ouvre le village vers le nord.
  • En 1893, pour trois ans son adjoint, Léon QUETIER devint maire.
  • En 1896 Henri-Felix ROLIN, frère du précédant, né à Boissise le 2 mai 1853 tradition familiale oblige sera le troisième Rolin maire de Boissise. Il le restera jusqu'en 1905 et mourra à Boissise le 10 août 1906.
  • En 1905 Louis Arthur MENARD, né à Cesson le 14 septembre 1871 est élu maire. Mobilisé pendant la Grande Guerre, son mandat durera jusqu'en 1929. Il décède à Boissise le 5 mai 1932.
  • En 1929 Henri-Jean RUPH lui succède jusqu'à sa mort dans le village le 3 mars 1943.
  • En raison de l'occupation allemande, par décision préfectorale, une délégation spéciale de quatre membres pour l'administration de la commune est alors constituée dont Mr Jean MORILLON est le président. En septembre 1944 les délégations spéciales étant supprimées, un nouveau conseil est formé, des F.F.I. remplaçant les membres du précédent conseil décédés ; Mr Morillon est alors élu maire de Boissise jusqu'aux élections de mai 1945 auxquelles il ne se présente pas.
  • En mai 1945 Eugène GENTIL est élu maire pendant 14 années ; la place du bord de Seine porte son nom.
  • En 1959 Jean LAVAL lui succède pendant six mandats jusqu'en 1988. Ces années furent celles de la croissance démographique du village qui allait prendre peu à peu son aspect actuel avec le développement de l'urbanisme vers le quartier des Bergères et vers le nord entre les rues aux loups, des Joies et François Rolin. Il démissionne de son mandat de maire en restant conseiller en 1988. Décédé en 1990, Jean Laval repose avec la quasi-totalité des Maires de Boissise la Bertrand dans le petit cimetière du village qu'ils ont bien servi.
  • En 1988 pour la fin du mandat Michel MAUPIED est élu et confirmé aux élections de 1989.
  • En 1995, Marie Claude PIGNOUX est élue. Elle est la première femme, premier édile de la commune. Elle effectue 3 mandats jusqu’en 2014. Elle est honorée en novembre 2007 en recevant la croix de chevalier de l’Ordre National du Mérite. La commune ayant rejoint le D.A.M (District de l’Agglomération de Melun) sous la précédente mandature de M. Maupied, la commune devient membre en 2001 de la C.A.M.V.S. Communauté de l’Agglomération de Melun-Val de Seine. Madame Pignoux en devient Vice-Présidente.
  • En avril 2014, Michel MICHALLET est élu. Il devient maire et Vice-Président de la Communauté d’Agglomération de Melun Val de Seine.
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